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Alésia

Site gaulois fortifié qui fut assiégé, en 52 av. J.-C., par l'armée romaine commandée par Jules César, jusqu'à la reddition du chef des révoltés, Vercingétorix.

Si la défaite d'Alésia marqua la fin de la longue période d'indépendance des Gaulois et de leur résistance à l'envahisseur romain, elle symbolisa également un moment d'unité entre les nombreux peuples gaulois.

En 52 av. J.-C., la Gaule transalpine, contrôlée en grande partie par les légions romaines (annexion en 56 av. J.-C.), restait divisée entre une soixantaine de peuples indépendants.

à cette époque, les Carnutes (peuple de la Beauce) appelèrent à la guerre de libération contre Rome. Les peuples du centre de la Gaule se coalisèrent et se donnèrent pour chef Vercingétorix, descendant d'une famille royale arverne. Même les éduens (établis entre la Saône et la Loire), anciens alliés de Rome, se dressèrent contre les armées de César.

Vercingétorix tenta d'organiser militairement les révoltés et pratiqua la tactique de la terre brûlée. Il tint en échec les légions romaines à Gergovie (juin 52 av. J.-C.). Mais après avoir reconstitué ses forces en territoire lingon (près de Sens), César repris l'offensive. Vercingétorix décida d'attaquer les légions romaines sous l'oppidum (village fortifié) d'Alésia, mais les cavaliers germains de César le contraignirent à se replier à Alésia.

Les Gaulois furent enfermés à l'intérieur de la forteresse, tandis qu'à l'extérieur se trouvaient dix légions romaines. César fit construire une ligne de fortification qui boucla le plateau. Une tentative de sortie en masse des assiégés échoua. Vercingétorix profita alors des derniers trous du dispositif pour renvoyer la cavalerie et appeler des secours. Bientôt la famine régna sur l'oppidum. L'armée de secours gauloise pourtant nombreuse était mal organisée. Elle fut repoussée grâce aux remarquables retranchements romains.

Vercingétorix vaincu se rendit à César en septembre 52 av. J.-C., après deux mois de siège. Il fut envoyé en captivité à Rome, exhibé lors du triomphe de César et finalement étranglé dans sa prison en 46 av. J.-C.

Les archéologues ont essayé d'identifier le site d'Alésia à partir du récit de Jules César (Commentaires de la guerre des Gaules, VII, 66-90). La localisation d'Alésia divisa les chercheurs. Les fouilles entreprises sans discontinuer depuis le XIXe siècle ont permis de trancher en faveur du site d'Alise-Sainte-Reine (ce nom dériverait d'Alésia), sur le mont Auxois, en Côte-d'Or.

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