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Vercingétorix (article n 1)
(Source : Tout l'Univers, Hachette, n 52, semaine du 18 au 25 octobre 1963)

Au début de l'an 52 av. J.-C., Jules César quitte l'Italie en toute hâte et se dirige vers la Gaule. En effet, les Gaulois, qui semblaient s'être définitivement résignés (53 av. J.-C.), ont rassemblé une forte armée et s'apprêtent à donner l'attaque aux légions romaines qui sont en garnison en Gaule. César sait que la lute cette fois sera particulièrement dure, parce que lse Gaulois ont à leur tête un chef prêt à tout pour sauvegarder l'indépendance de la Gaule : Vercingétorix.

Vercingétorix

Un chef habile et courageux

Les foudroyantes victoires de César avaient suscité la terreur parmi les populations de la Gaule ; celles-ci s'étaient, pour la plupart, résignées à subir la domination de Rome plutôt que d'affronter à nouveau ses légions.

Mais Vercingétorix, le jeune roie des Arvernes, ne partage pas du tout cette opinion. A l'idée que les Gaulois ont décidé de renoncer à la lutte, son sang bout dans ses veines. Il a en tête un programme : inciter toutes les populations de la Gaule à se soulever contre les Romains, puis les mener à une guerre de libération. Le voici à l'oeuvre : pendant des mois, le jeune roi parcourt la Gaule pour convaincre les chefs de tribus de pousser leurs sujets à l'insurrection. Il veut que soit partout répétée la devise : "Mieux vaut mourir sur le champ de bataille que renoncer à la liberté".

Son appel ne reste pas sans réponse : beaucoup de jeunes arrivent au pays des Arvernes pour s'enrôler dans l'armée de Vercingétorix. Mais au début de l'an 52 av. J.-C., avant même que Vercingétorix ait pu rassembler son armée, Jules César rejoint en Gale ses légions. Le chef gaulois ne perd pas courage : il exhorte ses hommes et relève le défi du Romain.

Les deux armées ennemies s'affrontent sous les murs d'Avaricum (la ville de Bourges actuelle). Vercingétorix, voyant qu'il ne peut repousser l'assaut de la cavalerie romaine, décide de se replier près de Gergovie (aujourd'hui Clermont-Ferrand), capitale du pays des Arvernes. Là, après une bataille savamment conduite, il inflige aux Romains un dur échec. L'événement a une valeur exceptionnelle : à la suite de cette défaite, Jules César perd en Gaule sa réputation de soldat invincible.

Voulant tirer parti de son succès, le vainqueur décide de ne pas laisser de trêve au vaincu.

Mais aux environs de Dijon, César prend sa revanche : poursuivie par la cavalerie romaine, l'armée gauloise est contrainte de se réfugier dans la forteresse d'Alésia que César entoure aussitôt de fortifications infranchissables.

Vercingétorix ne se rend pas pour autant. De nuit, il envoie quelques cavaliers chercher de l'aide auprès des populations voisines. Mais les jours passent, et les vivres commencent à manquer : il décide d'abord de renvoyer tous ceux qui ne sont pas aptes à porter les armes. Vieillards, femmes et enfants sont donc chassés de la forteresse. La situation s'aggrave d'heure en heure. Les notables de la cité proposent la reddition, mais Vercingétorix ne cède pas : il compte sur l'aide des populations voisines. Et voici qu'au moment même où les assiégés cont être réduits à la famine une puissante armée de secours arrive à Alésia, prête à cerner les légions romaines.

Dans la forteresse, Vercingétorix encourage ses soldats à la lutte, assure que la victoire est désormais entre leurs mains. Au son des trompes, assiégés et troupes fraîches passent simultanément à l'attaque. La bataille dure cinq jours, violente, désespérée.

A la tête de ses hommes, Vercingétorix s'élance, recule, contre-attaque, tente d'ouvrir une brèche. Mais en vain : les Romains ne cèdent pas et les Gaulois se brisent sur les pièges et les fossés établis par César.

La cavalerie romaine a réussi à briser l'étreinte des Gaulois qui l'encerclaient et les contourne maintenant. Lentement, les Gaulois doivent céder ; puis soudain, pris de panique, ils se dispersent en une fuite éperdue. C'est à la fois la fin de la bataille et de la guerre.

Vercingétorix a perdu, mais il reste fier et courageux jusque dans la défaite. Il déclare à ses hommes que, n'ayant pu libérer le pays de la domination étrangère, il est prêt à se sacrifier : il se constitue prisonnier et prend la responsabilité de toute la rébellion.

Tout se passa comme il l'avait dit. Revêtu de sa plus belle armure et monté sur un cheval splendidement harnaché, Vercingétorix sortir des murs d'Alésia. Arrivé devant César, il défit son armure et la jeta à terre. Puis, regardant le chef romain avec fierté, il tomba à genoux en signe de soumission.

Jules César donna l'ordre que Vercingétorix fût mis aux fers ; lorsque le chef romain célébra à Rome son triomphe sur la Gaule (46 av. J.-C.), le Gaulois enchaîné dut suivre son vainqueur.

Mais les Romains avaient réservé au rebelle un châtiment plus cruel encore : en 46, après six longues années d'une dure captivité, Vercingétorix fut étranglé dans son cachot.

Vercingetorix

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